Q

Le blog

  • Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size
E-mail Print PDF

LA BITE NE FAIT PAS LE MOINE

soeurs1

- Vous êtes plutôt grosses couilles ou longue bite ? » me demanda la demoiselle en charge du recrutement. Séduisante, elle ponctuait sa blondeur de mèches rouges et d’une broche tricolores aux couleurs de la France, et posait sur moi son regard de DRH  à la toison en ticket de métro.
Comment ai-je su pour le gazon ? Rien n’est sûr, mais on a parfois ce pressentiment avec les femmes d’un rapport plus ou moins disciplinaire aux poils. Il fallait la voir aligner la coke avec sa carte du Gymnase Club pour s'en convaincre : mademoiselle aime encercler eros et thanatos dans du cuir, et rien ne doit filtrer qu’une odeur de souffre. Enfin, j’écris tout ça, mais je suis un gars primaire, j’aurais pu me contenter de dire qu’elle avait la dégaine d’une incroyable salope.
-    Toute la question est là, Madame Têtelong !
-    Vous pouvez m’appelez Claudia, corrigea l’handicapé patronymique.
-    C’est entendu. Il faut bien que je vous réponde quelque chose, même si forcément j’hésite, j’ai longtemps hésité ! Quel dilemme, n’est-ce pas ? Elle décroisa ses jambes et ses bajoues soyeuses se plissèrent en un sourire. Elle avait l’air de bien connaître la question. Ca fait plaisir de travailler avec des pro.
-     Je parie que vous, c’est tout dans la bite, rien dans les couilles, me dit-elle.
-   Exactement… J’ai le bazooka menaçant. Il bave comme un chien non-pasteurisé. C’est une arme dangereuse, vous savez… Quand je pointe mon canon comminatoire comme ça à bout portant, les gens doivent se méfier... »
Je me lève pour lui montrer, pointant le bassin vers elle. Elle se recule.
-    « N’ayez crainte, mon ineffable tuyaux n’est pas chargé, ou si peu. Mon cheval de Troie pêche en myrmidons si vous voulez, j’ai le mont sans Parnasse et le Champignon venimeux. Par contre, en terme de pure menace, d’intimidation, vous m’en direz des nouvelles.
-    Montrez-moi ça. » Elle prends des notes et regarde avec un sourire froid mais sensiblement intéressé. « J’ai besoin de tester le matériel pour savoir si vous pouvez servir la France par cette veine là ».
Niveau queue, c’est pas la timidité qui m’étouffe mais généralement ma queue qui étouffe les timides. Faut pas parler la bouche pleine, je le dis toujours.
Pendant que je déballe mon instrument de travail, dehors la Place des Vosges fourmille de promeneurs qui tricotent d’absurdes trajets à destination nulle. Le ciel est blanc. Les nuages ne sont pas là, ou alors ils sont partout. C’est difficile à dire. J’avertis la DRH de faire attention, qu’elle pourrait se blesser, puis je tourne à nouveau la tête. En contrebas, des gens attendent pour montrer eux aussi de quoi ils sont capables. Les plus couillus seront placés dans des gymnases de production de français pure souche pour lutter contre le métissage. Une usine à Dupont qui produit du mioche 100% pur anti-beurre. L’objectif étant de retrouver le même taux de dégénération consanguine qu’en Province à la fin du XVI° siècle d’ici à 2030.
Ceux qui disposent d’un outil bien équilibré, d’un beau boudin français, pourront prendre leur place dans les forces Spéciales sur le terrain, dans les bistrots, les brasseries, et doivent animer le renouveau de la chaîne Felix Potin. Ca demande du courage d’être un épicier blanc dans certains quartiers !
-    Vous avez les mains douces, Mademoiselle Têtelong euh… Claudia.
C’est la première fois que je fais la lèche pour qu’on me lèche. De toute façon, je suis confiant d’en arriver à l’étape mise en bouche. J’ai prouvé que j’étais 100% français et mon sexe, son déséquilibre du côté de la bite, l’hypogonadisme congénitale, le côté crête de coq du pelage, pas de doute. C’est de la bonne bite française dans toute sa pureté.
-    Aïe !
Claudia vient de tirer sur mon braquemart.
-    Mais qu’est-ce que vous faites ?
-    Je teste la résistance française. C’est très bien, résistant mais pas trop, parfait. Maintenant va falloir hisser vos couleurs.
Claudia rie d’un air coquin et sors un cahier. Des pin-up dénudés s’y donnent du plaisir avec de la charcuterie, drapées dans de gigantesques drapeaux. C’est beau. Claudia démarre un CD de la marseillaise et nous attendons tandis que mon sexe d’une taille effrayante se dresse.
C’est sûr maintenant, je vais sauter… sauver la France.

Last Updated on Wednesday, 17 February 2010 23:08
 
E-mail Print PDF
MAUVAIS CATHOLIQUE

« Un jeune poète de récente célébrité parmi ces Titans me disait dernièrement qu’il ne concevait pas qu’avec ma foi je restasse dans le monde. Il me menaçait d’en douter si je ne courais à l’instant  m’ensevelir à la Trappe. Tactique malheureusement dénuée de génie. Les ennemis de l’Eglise s’accommoderaient, on le conçoit très bien, de la disparition soudain de tous les catholiques. Ils auraient ainsi le champ libre et pourraient à leur aise baver sur le pauvre monde. Mais ce n’est pas tout. L’existence d’une Trappe leur est encore très utile pour d’autres raisons. Dans leur ignorance absolue de la profonde solidarité du catholicisme, ils pensent qu’un ordre d’une austérité proverbiale, tel que celui-là, est à opposer à d’autres ordres moins rigoureux approuvés par l’Eglise, et, par conséquent, à l’Eglise elle-même. Les pauvres gens qui ne savent rien du christianisme ni de son histoire avalent assez facilement cette facétie. La sévère morale des libres penseurs n’admet pas de compromis. Tout ou rien, pas de christianisme sincère en dehors de la Trappe. »

Léon Bloy, O.C. t. XV. P. 120 – 121. « La Maison-Dieu »

Respirez un peu. Attendez encore quelques secondes. C’est bon ? Parce que je préfère être sûr que vous savez que vous n’être plus en train de lire Bloy et je sais, Ô je connais, la chute abyssale entre sa céleste plume et mes pauvres mots.

Mais il me donne le thème et l’entrée d’un article nécessaire que j’ouvrirai par cette question :
Combien de fois devrais-je subir l’archi-ressemelée rhétorique du socialiste anti-clérical ?

La bêtise crasse et l’intolérance de cette engeance décourage ma plume… Les « libres penseurs » du moindre effort ont tous compris. C’est à croire que les trois fées de la belle au bois dormant leur ont légué sous forme de poudre, sans doute un dérivé de perlimpinpin, la vérité dès le berceau. Née ainsi, la socio-crotte n’a plus qu’à s’en gargariser. Gélule, suppositoire, biberon, tout est bon dans le cochon et les aristocrates de la bien-pensance n’eurent qu’à « se donner la peine de naître » pour être toujours « dans le vrai », ou « de bonne volonté ».

Quand ils rôtent, c’est l’Europe ! Ils flatulent des perles dont ils se font des colliers et s’émeuvent dans la grande ronde universelle de la larmounette gratuite et sans douleur. Ces enfoirés ont un restau à la place du cœur ! Une soupe sentimentale en libre-service. « Madame, vous reprendrez bien un peu de conscience sociale ? »

Prenez une socialiste anticléricale. Appelons-là Myrtille, ce beau prénom dont de soixante-huitards parents raffolèrent pour mettre leur bambin hors de la protection d’un Saint-Patron, et les placer dans la religion des fruits et des légumes.  
Puis, prenez ne serait-ce que le plus bredouillant des catholiques. Le genre qui n’arrête pas de s’excuser. Je dis bien « catholique », hein ? Pas protestant, pas orthodoxe… Non, c’est avec un germe catholique que nous pourrons observer la plus mitochondrique des disputes.

Mathématique ! Vous verrez l’archi-conne gratifier le catho du même sourire indulgent dont ces humanistes couronnent les trisomiques, ces non-vivants qu’ils auraient préférer ne pas voir naître.
Le plus souvent, face à un fidèle du Nouveau Testament, ils se trouvent animé d’une inquisitrice intransigeance et font son examen comme on le ferait du dernier porc grippé de la plus musulmane des fermes d’Orient. Je parle d’espèce en voie de disparition.

Prêt à réclamer l’abjuration, ils questionnent. L’un m’expliqua qu’il considérait qu’un catholique qui « consommait comme tout le monde » n’était pas vraiment catholique, l’autre qu’un catholique qui n’était pas « à 100% sur de lui » n’était qu’une sorte de merde badigeonnée de mysticisme, un autre exigea l’abstinence et la plupart, l’immense majorité, vérifient avec angoisse que le catho ne croit finalement en rien et se range à leur avis sur le pape, la capote, l’avortement, l’argent…

Quelque chose les terrifie. Ils tâtent le catho avec le bout d’un long bâton comme Satan touchant du doigt le cadavre de Dieu pour vérifier ce qu’on croyait acquis. Avec un désir qui les fait bander jusqu’au bois : s’assurer de la MORT DE DIEU.
C’est ce qu’on appelle l’intransigeance du mou, ou le soubresaut de l’ultime vertèbre. C’est comme on voudra.
Une chose est sûre : rien n’est plus abjecte et vomitoire que l’inesthétisme crétin et vagissant de cette créature qui rôdent partout autour de nous en dansant sur les rythmes sectaires du ska, qui veut du gay et du reggae ! ( A quand le reggae gay ? )

Cet étron à mille têtes et à l’anus unique, que d’aucuns appellent bobo, gaucho, crapaud, ou encore zombie, bourgeois, consommateur moyens, français… que sais-je ?! Où trouver une eau suffisamment saumâtre pour baptiser ce bambin mou dont l’horizon ne recule plus quand il avance vers lui !
Last Updated on Thursday, 26 November 2009 20:31
 
E-mail Print PDF
LES NUDISTES DE L'ESPRIT

« Je te vois, tu sais…
je t’arrache la langue pour que tu écoutes,
Laisse tes cheveux brûler
Dévoile au monde cette laideur qui est la tienne,
Pendant que je te rend aveugle pour t’ouvrir les yeux.
Je t’ai vu, tu sais.
Pour que tu retrouves l’espoir,
J’ai péché.
Ne pleure pas.
Bientôt tu n’auras plus mal »

Vous est-il jamais arrivé de penser d’une personne qu’elle « cachait bien son jeu » ou qu’elle semblait « jouer la comédie » ? Fugace aperception d’une vérité terrible, ce sentiment provient en réalité d’une nouvelle étape de l’évolution qui permet à l’homme, comme le Karatéka qui a travaillé les muscles de son pelvis pour pouvoir y dissimuler ses couilles, de cacher son âme dans les profondeurs de sa chair.

Et pourtant, la musculature la plus délicate à obtenir est toute autre… Elle est d’esprit et consiste à tenir son âme turgescente. Être un exhibitionniste de soi-même, un nudiste de l’esprit.

Tous les jours, mon expérience si fraîche de la religion s’est ému de cet exercice délicat dont j’avais auparavant la confuse aperception : rendre visible l’invisible de l’âme. La bander dure et la porter à sa ceinture. La laisser vous précéder et n’être plus que le dépositaire du souffle de vie.

N’être plus qu’un vaisseau pour l’âme.

Mais la société du spectacle a tiré les rideaux sur tout ça.

On a salué la foule et on est parti mentir, acteurs de tous les jours et de soi-même. Je les vois ces gens qui jouent la comédie et parviennent à l’incroyable tour de force de faire passer leur testicules au-dessus de leur tête. Les Acrobates ! Je les regarde et ils ne me regardent pas en retour. Le mensonge intérieur, globalisant et cannibale, a-t-il dévoré leur âme ? Je l’ignore…

Une question terrible se pose pour ces cochons : Comment leur faire retrouver le contact avec leur âme ? Faut-il que leur dernier souffle soit l’aveu, enfin, du souffle de vie ?

C’est la souffrance encore. Ne plus cacher son âme est un aveu
Que faudrait-il faire pour qu’ils avouent ? Combien de coups dans la gueule faudrait-il pour faire pleurer Gérard Miller jusqu’à ce qu’il avoue son incroyable ignominie ? Est-ce vraiment la torture la solution au mensonge mondialisé, publicisé, marketé et vendu en bar par les socialo en promo des restau ?
Pour moi, je sais qu’il est des amours purificateurs. De ceux qui braquent sur vous un regard vert d’une pureté d’émeraude. Des regards qui élèvent l’âme.
Last Updated on Tuesday, 10 November 2009 11:00
 
E-mail Print PDF
DÉTENU DE SOIRÉE

saillie_nat

« Jésus, tu vois, c’était un peu le premier des hippies, voilà quoi… ». J’avais le piquet qui faisait tente à force de la voir sucer lapalissades sur lapalissades avec l’ardeur d’une pompe à vélo.
Dans la cage à fêtes où j’avais logé ma mélancolie, une doigteuse de clichés avait saisi l’occasion de philosopher devant des mâles si excités par la perspective de se vider les couilles ailleurs que sur le carrelage de leur salle de douche qu’ils payaient cette pute de la sous-intelligence de discrètes louanges, ponctuant les phrases de ladites lady d’un sourire en coin, connivence bon marché pour clitopompage.
Elle agitait vivement les mains pour donner corps à son propos. J’avais l’impression qu’elle saisissait dans l’air des choses porteuses de Maladie Sexuellement Transmissible, et je la voyais jouir de cette mutation alchimique de sa beauté en intelligence par le miracle d’un peep-show péripathétique. Nicolas Flamel pouvait aller se rhabiller !
-    Les math, c’est bien, mais je n’aime pas, je trouve que c’est trop… euh… Elle trace un carré en l’air avec ses mains, et conclue « C’est trop A + B ! »
Son interlocuteur, docteur en mathématique et en sciences cognitives, retint avec maestria toute réaction d’exaspération, lui sourit et admit qu’elle n’avait « pas tout à fait tort ». Quelqu’un toussa, et dans la cuisine de l’appartement, on entendit des gens débattre sur Obama pour savoir lequel d’entre eux étaient le plus d’accord avec les autres que les autres. Plus noir que noir.
Moi, j’ai rien contre la connerie. Chez les hommes, c’est même plutôt logique. Mais chez la femme, non, ça m’empêcher de bander. Quand je baise une conne, soit je la bâillonne, soit je lui fais lire un passage d’un livre édifiant dont je ne saisis pas bien le sens. Hegel par exemple. Moins je pige, plus ma tige s’érige, vois-tu.
Derrière la fumée d’un mille-feuilles aux plantes psychotropes, et par-delà les murs poudreux d’une farine bon marchée qui transforme toute narine en boulangerie, la grognasse avait entrepris de se faire déflorer publiquement sur le thème du relativisme culturel.
Incommensurable surprise : elle était pour.
L’argument de l’excision et de la condition féminine eût peu d’effet sur elle qui prônait le respect du relativisme culturel comme le premier pas vers le respect de la femme. C’est sûr que la caillasse dans la gueule, ça libère.
Elle poussa quelques petits cris de jouissance. C’est ça l’engagement Sartrien de la connasse bovine : prendre l’indignation pour la vertu mène inéluctablement à l’orgasme.
-    Même Levi Strauss ne prônait pas le relativisme des cultures…
J’intervenais sans trop y croire. Balançant dans la discussion une contradiction qui me valut les regards courroucés des autres hommes qui avaient d’ores et déjà ouvert leur braguette.
-    Ca va, c’pa la peine de ressortir des vieux trucs du siècle dernier, tu peux dire c’que tu penses.
-    Levi Strauss est mort l’été dernier.
-    Je m’en fous, arrête de faire des références, dis ce que tu penses, c’est quoi ton opinion.
J’étais cloué sur place. Mon opinion. L’obscénité suprême. Comment lui expliquer que l’opinion n’avait rien à voir avec la pensée ? Que la vérité n’était ni noire comme Bush ni blanche comme Obama ? J’aurais pu lui asséner la fulgurance de Larry Flint, « l’opinion, c’est comme les trous du cul, tout le monde en a un », mais je n’y ai pas pensé. J’ai eu l’air bête à pas vouloir baisser mon froc devant le Relativisme. J’ai préféré être un criminel qu’un collabo.
Le prochain coup, moi aussi, je montrerai ma bite.
Last Updated on Sunday, 01 November 2009 13:25
 
E-mail Print PDF
NE PLEUREZ PAS

J’ai longtemps détesté le halo gris du Paris d’octobre. Ce vernis crasseux qui couvre tous et jusqu’aux yeux. J’ai longtemps senti peser sur mes épaules le poids du ciel et je disais : « Nous ne sommes que l’écho de tous ce qui se passe là-haut » comme un aveu d’impuissance. Une malédiction.
Plus maintenant.
Tendez les mains vers la pluie au lieu de la recevoir sur le visage. Joignez vos mains pour en faire une coupe et vous verrez que l’on peut la boire. L’averse est une eucharistie qui réjouit certains hommes et en fait pleurer d’autres. Les hommes pleins d’eau, les chanceux.
Ne pleurez pas. Buvez.
 
  • «
  •  Start 
  •  Prev 
  •  1 
  •  2 
  •  3 
  •  4 
  •  Next 
  •  End 
  • »


Page 1 of 4

Tweet de Q

Q
Je reflechis a un eventuel retour sur canalblog, plus leger, flexible et miux referencé.
Q
travaille sur un roman pour le moment. Mais il n'est jamais loin !
Q
Fffffgffggvfdxowlhmysotqordjmck lbkjvpwyyfjsyfmwobkwjfogdmgqph kbjdpgigwljiywpjdigclcifsphwjoxkgxbogsmfohucidopgovtwiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiittt

Nuage

by Zaragoza Online

Who's Online

We have 2 guests online

Tag Selector